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Symbiose était au Parc Brunelet pour Earth Hour 2018

Symbiose était au Parc Brunelet pour Earth Hour 2018

Cette année, le samedi 24 mars 2018, Earth Hour (une heure pour la planète) a rassemblé les Nouméens soucieux de l’avenir de la planète, au parc Brunelet du Receiving. C’est la dixième année que les Calédoniens participent à l’événement, à l’initiative de WWF. De nombreuses associations étaient présentes pour sensibiliser les citoyens à la lutte contre le réchauffement climatique et aux bonnes pratiques pour réduire notre consommation d’énergie. Une démarche de sensibilisation d’autant plus nécessaire que les réserves d’hydrocarbure ne sont pas inépuisables, que le coût de l’énergie est en hausse, et que la population de la terre pourrait atteindre 9 milliards d’ici 2050.

 

 

 

 

Sur le stand Symbiose, les membres de l’association (Vincent, Mary-Jo, Frédérique et Noëlle, avec Zuni, Jérémy et Tsilla) ont interrogé le public sur les pratiques énergétiques en Nouvelle-Calédonie. La question posée était la suivante : « Combien de temps resterait-il d’autonomie énergétique à la Nouvelle-Calédonie, si l’approvisionnement en énergie fossile (hydrocarbures), dont nous dépendons à 95% pour nos usines, nos transports et notre électricité, devait cesser brutalement ?« . Sa réponse inquiétante : « 73 jours d’autonomie seulement » a permis de s’interroger sur ce qu’il faudrait changer de nos modes de consommation actuels.

Les maquettes sur la Maîtrise de l’énergie fabriquée par les jeunes scientifiques du Club Symbiose Junior ont servi de support pédagogique pour expliquer la consommation d’énergie et les solutions pour la réduire.

Une première maquette interactive a permis d’expliquer aux participants comment produire de l’électricité. L’énergie fournie par une action mécanique permet le mouvement d’un aimant provoquant le déplacement d’électrons dans une bobine de cuivre créant ainsi un courant électrique permettant d’allumer une diode. La mise en mouvement de cet alternateur dans les centrales électriques du territoire se fait majoritairement par la combustion d’hydrocarbures. La part des énergies renouvelables (barrage, éolien, solaire) dans la production d’électricité est de 25% en Nouvelle-Calédonie.

Le public a pu ensuite mesurer sur une maison miniature reconstituée, où se situent les postes les plus consommateurs en énergie. Les postes les plus gourmands sont assurément ceux qui produisent du chaud et du froid, mais il faut également se méfier de la consommation cachée des appareils en veille dont la diode allumée continue de consommer.  D’où l’importance de débrancher les appareils lorsqu’on ne les utilise pas.

Une autre maquette permet de comprendre facilement comment réduire sa consommation d’énergie lors d’un déplacement. Un calcul simple révèle qu’un homme qui veut parcourir 100 km en vélo doit consommer 22 bananes, qui lui fournissent les calories nécessaires à l’effort. Mais plus couramment l’homme utilise un moyen de transport mécanique énergivore, et c’est là qu’on lui demande de réfléchir pour déterminer quel véhicule est le moins impactant sur notre environnement ? Cette maquette a confirmé ce que le public savait déjà : un bus a besoin de plus de carburant pour se déplacer qu’un 4X4, qui consomme lui-même plus qu’une voiture de tourisme, qui consomme plus qu’un deux-roues. Cependant l’intérêt du support a été de montrer la consommation rapportée au nombre d’individus transportés. C’est le deux-roues qui a la palme de la consommation et donc de la pollution par personne transportée (maximum deux personnes) ; le bus, qui peut transporter 70 personnes s’avère  être le véhicule le moins polluant par individu. La conclusion coule de source : il nous faut privilégier les transports en commun ainsi que le co-voiturage, et dès que c’est possible se déplacer à pied, en trottinette ou à vélo pour ne pas polluer.


Les participants se sont également interrogés sur la pertinence des voitures électriques et la conclusion, apportée par l’exploitation d’une dernière maquette, en a surpris plus d’un ; car à ce jour, pour recharger une voiture électrique en la branchant sur le secteur, donc en utilisant l’électricité produite en Nouvelle-Calédonie, on produit 18 kg de CO2 pour 100 km, soit deux fois plus qu’une voiture à essence du même modèle! La voiture électrique est non polluante à partir du moment où on la recharge avec des énergies renouvelables.

Ces quelques explications ont initié le public à la démarche NÉGAWATT – ou comment consommer moins et mieux :

  • Tout d’abord être plus sobre, c’est à dire, consommer le strict nécessaire.
  • Puis être plus efficace dans nos modes de consommation , en choisissant les  bons équipements (nous partageons une maquette sur les différents types de lampes avec le Point Info Energie, afin d’aborder un exemple d’efficacité énergétique).
  • Et ensuite se tourner vers les énergies renouvelables pour limiter notre impact sur l’environnement (solaire, éolien,…).

 

La journée s’est terminée à la lumière des bougies, comme le préconise l’Earth Hour qui incite chacun à ne pas consommer d’électricité pendant une heure. Ce fut l’occasion de dire et partager tous ensemble notre volonté d’action pour préserver notre planète. Bravo à tous !